Le métier au quotidien ?
Ce sont les commissaires-priseurs qui en parlent le mieux !

Ils sont jeunes ou plus âgés, dirigent des sociétés parisiennes ou exercent en province, spécialisés ou généralistes… Mais, par delà leurs parcours diversifiés et leurs personnalités variées, tous nourrissent pour leur métier une véritable passion, source d’engagement et d’exigence au quotidien. Rencontre avec les hommes et les femmes qui incarnent aujourd’hui avec fidélité une profession en pleine mutation.

 
Me Armengau2“Le métier de Commissaire-Priseur est un métier exigent et passionnant, qui requiert une grande disponibilité mais qui réserve encore de belles surprises et de grandes satisfactions. En premier lieu le bonheur des rencontres, la chance de pouvoir échanger aussi bien avec un collectionneur de faïences de Moustiers qu’avec un chef de gare, avec une personnalité du monde du théâtre ou bien avec un éleveur de truffes dans le Ventoux. Ensuite c’est le privilège de pénétrer dans des lieux insolites et parfois  fermés au public; une chapelle désaffectée, la salle de mariage d’une mairie, un hôtel particulier classé monument historique, un atelier de confiseur…
Enfin c’est la quête de l’objet rare…
L’avenir de notre profession réside à mon sens dans la qualité du service rendu en privilégiant un travail sur mesure et un  service de proximité conjugués aux techniques de communication actuelles.”

Me Patrick Armengau, Hôtel des Ventes d’Avignon (Avignon)
Contact : contact@avignon-encheres.com

 

Me Himbaut“Notre métier est par essence relationnel puisque nous mettons en contact des vendeurs et des acheteurs. C’est ce qui me plaît par-dessus tout : cultiver des rapports humains privilégiés. Les gens nous confient des objets qui leur tiennent à cœur parce qu’ils ont une histoire. Je pense que notre métier ne repose pas seulement sur l’expertise mais sur le respect et même sur la capacité à avoir une certaine empathie.
J’ai choisi d’exercer en Province car je ne cherche pas la croissance à tout prix. Je crois à l’avenir des maisons de vente de taille humaine capables de répondre au désir de proximité qui se développe au sein même de la mondialisation.”

Me Sophie  Himbaut, SVV sh-encheres (Aix-en-Provence)
Contact : s.himbaut@sh-encheres.fr

 

Charlotte-Van-Gaver“Âgée de 33 ans, je suis née avec la réforme de 2000. Néanmoins, je ne crois pas que ce métier ait fondamentalement changé. Il a évolué, c’était nécessaire, et il évoluera encore. Toutefois, l’activité des ventes aux enchères publiques – qui plus est volontaires – reste un métier de réseaux, de contacts humains et de conseil. C’est donc un ‘métier-passion’ !
Les réformes de 2000 et 2011 l’ont fait évolué avec notamment l’ouverture à la concurrence, mais ces réformes correspondent à l’évolution de nos sociétés et du marché de l’art. Nous nous devons donc d’être plus offensifs sur le plan concurrentiel, développer nos réseaux en amont en direction des vendeurs mais également en aval vers les acheteurs, et adapter nos ‘techniques de vente’.
Internet a indéniablement changé la donne : les clients potentiels ont accès à une grande quantité information et sont donc plus exigeants. Il faut d’autant mieux savoir répondre à cette exigence que le marché de l’art –  en France en tous cas – est aujourd’hui accessible à des acteurs beaucoup plus nombreux. Il faut dès lors adapter nos ‘stratégies de communication’, les dépoussiérer. Le SYMEV y contribue fortement d’ailleurs! Je crois donc qu’il faut respecter certaines ‘traditions’, pour bien préparer l’avenir.”

Me Charlotte Van Gaver, SVV Chayette & Cheval (Paris)
Contact : svv.chayettecheval@wanadoo.fr

 
Me-POMEZ

“1982-2012 : trente ans de métier et une passion toujours intacte. Par quelle alchimie ? Commissaire-Priseur, c’est un métier de contact, de découvertes. Homme-orchestre, il est parfois confident des familles, il côtoie du plus humble au plus nanti, l’ignorant de ce qu’il possède au passionné auprès de qui il apprend tous les jours. Chaque jour, il part dans une sorte de chasse au trésor. D’un objet, il doit percer le secret : qui, quand, où, pourquoi ? D’une entreprise, il doit comprendre le marché, l’environnement économique, l’outil de production.
Etre commissaire-Priseur, c’est exercer un métier en pleine mutation : juridique, avec les nouveaux cadres successifs des lois de 2000 et 2011 ; technologique avec l’arrivée d’internet qui met le monde au bout de son marteau ; économique avec l’environnement que l’on connait, et les mutations du marché mondial ; de mode avec le changement de goût de la clientèle. Oserais-je dire qu’on vit une époque formidable qui oblige à se remettre en question, à évoluer, à s’adapter, et qui prépare le métier à l’avenir.”

Me Thierry Pomez, SVV Boisseau Pomez (Troyes)
Contact : boisseau.pomez@wanadoo.fr